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La maman

Avons-nous sacrifié nos garçons?

Ensemble, on peut aller loin

Je suis inquiète pour Monsieur Sourire. Il est né désavantagé : c’est un garçon. Alors qu’il y a trente ans toutes les mères se seraient exclamées «T’es donc ben chanceuse, un garçon!» Aujourd’hui, je me sens un peu seule avec mon adorable trottineur de 22 mois. Je le vois déjà faisant partie des statistiques de décrochage scolaire, de niveau de lecture passable et de connaissance sous-développée en grammaire française. Car c’est ce dont on nous parle de plus en plus. Encore ce matin, on compare le taux de réussite des garçons et filles. Les garçons tirent de la patte et on considère de plus en plus que le modèle scolaire que nous avons favorise les filles.

Mademoiselle Frisettes a débuté la maternelle cette année et elle nage dans son nouvel univers comme un poisson dans l’eau. J’aurais donc tendance à penser que le modèle scolaire et l’école choisie lui conviennent. Mais Monsieur Sourire… Fera-t-il son chemin aussi facilement que sa sœur? Quel sort réservera l’école à mon trésor mâle? Je ne saurais dire car franchement, je m’inquiète… et ça ne date pas d’hier.

Quand j’ai su que j’allais avoir un garçon, j’étais un peu inquiète. Un garçon, c’est une autre paire de manches qu’une fille. On m’a alors offert le livre «It’s a boy!» du Gurian Institute écrit par Stacie Berling, MD et Adie Goldberg, ACSW, Med. On pensait ainsi me rassurer et me (ré)conforter dans mon rôle de parent et guide d’un garçon. Erreur. Je peux vous résumer le livre en une phrase : votre garçon va finir par tout faire ce qu’une fille fait, mais plus lentement. On y compare le garçon à la fille tout le long, la fille représentant «la norme». Pas rassurant, je vous dis.

Alors j’ai décidé de devenir détective et d’examiner tout ce que fait mon trésor en comparant ses apprentissages clés avec ceux du livre «Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans 2008» de l’Institut national de santé publique du Québec et «What to Expect the Toddler Years» de Arlene Eisenberg, Heidi E. Murkoff et Sandee E. Hathaway. En passant, j’ai adoré toute la série «What to Expect…» et je la recommande. Mais bon. Là encore, ça ne m’a pas rassurée.

Je ne veux pas comparer entre Mademoiselle Frisettes qui connaissait toutes ses couleurs en anglais et en français trois semaines avant son 2e anniversaire et mon beau Monsieur Sourire qui n’en nomme aucune à 22 mois. C’est sûr, il est vite sur ses patins, il est agile, il comprend super bien les consignes, il a commencé à vouloir se déshabiller tout seul, il est malin (même les ceintures de sécurité ne lui résistent pas). Il sait tant de choses, il apprend si vite… L’école saura-t-elle faire ressortir ses nombreuses qualités? Ou fera-t-il malheureusement partie des statistiques déprimantes sur l’échec des garçons à l’école?

Et puis non. Ça ne se passera pas comme ça. Je refuse que l’avenir de mon garçon soit sacrifié au nom d’un système scolaire qui n’est pas adapté aux réalités masculines. Alors il n’y a qu’une solution : devenir une spécialiste de mes enfants. Je promets solennellement de les appuyer, de les guider et de les aider selon leurs aspirations et leurs besoins respectifs. Je reconnaîtrai leurs succès et je les aiderai à apprendre de leurs échecs. Je serai à la fois, meneuse de claques, apprenti professeur et psychologue à mes heures.

Un seul problème : quand donc vais-je trouver le temps de faire tout ça?

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À propos de missparfaite

Communicatrice polyvalente, Miss Parfaite explore les réseaux sociaux pour satisfaire sa curiosité et les besoins de ses clients. « Vivre, savoir et savoir-vivre à l’ère numérique » décrit bien son approche.

Discussion

4 réflexions sur “Avons-nous sacrifié nos garçons?

  1. J’adore la fin de ton texte!

    Curieusement, tu y arriveras.
    Un pas à la fois… Un petit pas à la fois.
    Courage!

    *j’ai aussi deux enfants (deux sexes!) très différents, même s’ils sont rapprochés. Ils ont chacun leur couleur, leur force, leur défi. Et, c’est bien ainsi.

    **La faute n’appartient pas seulement au système scolaire, mais peut-être bien à toute la société, non?

    Publié par mamanbooh | 14 décembre 2010, 14:09
    • @mamanbooh. Tu as raison. Il n’y a pas que le système scolaire en cause. En fait, il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg d’un problème de société. La discrimination positive à l’égard des filles est peut-être allée trop loin. À trop se battre pour les droits de nos filles, nous en avons peut-être oublié nos garçons. On assiste à un retour du balancier. Trouvera-t-on le juste équilibre pour que l’école et la société permettent des chances égales à tous et à toutes?

      Publié par missparfaite | 14 décembre 2010, 16:31
  2. Ça me fait tout bizarre de te lire car enceinte de mon fils, le plus vieux, j’étais heureuse d’avoir un grand frère pour mes futurs enfants. Ayant été la grande soeur chez moi, j’aurai bien aimé avoir un grand frère!

    Je crois qu’il faut être présente pour nos enfants et les appuyer peu importe ce qu’ils feront. Courage, on va toute y arriver!

    Publié par La Belle | 14 décembre 2010, 15:48
    • @La Belle. Oui, je crois que notre implication parentale fait réellement une différence. C’est la raison pour laquelle j’entends bien être la fan #1 de mes enfants : toujours aux premières loges pour les encourager et les aider.

      Publié par missparfaite | 14 décembre 2010, 17:17

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