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La maman

Les jeunes font du bénévolat? Oui, et en plus ils aiment ça.

Ne soyez pas si surpris ! Quand on pense au bénévolat, on pense souvent (et à tort) que c’est majoritairement l’apanage des retraités. Pourtant les occasions de donner du temps pour une cause qui nous tient à cœur sont nombreuses et les besoins des organismes sans but lucratif sont criants. Mais avez-vous déjà pensé au bénévolat comme opportunité de rapprochement entre les générations?

Vous pensez que les jeunes sont trop désengagés pour faire du bénévolat ? Détrompez-vous !

En 1997, il y a eu l’Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP) de Statistique Canada. Cette enquête a révélé que «près de la moitié des jeunes Québécoises et Québécois âgés de 15 à 24 ans s’adonnent à des activités bénévoles (48 %), et ce, pour une moyenne de 116 heures par année. Les jeunes cherchent à contribuer au mieux-être de leur collectivité et perçoivent leurs actions comme un «engagement citoyen» plutôt que comme du bénévolat. L’action bénévole présente pour eux plusieurs avantages, dont la possibilité d’apprendre à mieux se connaître, de développer des talents et de faire partie de nouveaux réseaux sociaux qui faciliteront leur intégration professionnelle».

Il est intéressant de constater que le mot bénévolat n’est pas «cool» chez les jeunes, qu’ils préfèrent parler d’engagement citoyen. Probablement parce que le mot bénévolat est empreint de valeurs et de références culturelles auxquelles ils n’adhèrent pas. Pourtant, ils font d’excellents bénévoles… Ou citoyens engagés.

La résistance au bénévolat des jeunes ne provient pas nécessairement des jeunes eux-mêmes. En effet, dans le mémoire présenté par le Réseau d’action bénévole du Québec dans le cadre de la Consultation sur la stratégie d’action jeunesse 2005-2008 on dit que «L’engagement des jeunes est un enjeu qui touche plusieurs instances de la société. Le but étant d’accroître la présence des jeunes dans notre société, il est essentiel que les organismes concernés unissent leurs efforts et travaillent en collaboration pour tendre vers ce but commun.»

Il est vrai que bien des organismes ont des réticences à l’égard des jeunes quand vient le temps de choisir des bénévoles, ce qui ne facilite pas leur intégration. Accueillir des jeunes et des adolescents au sein d’un organisme demande un accompagnement beaucoup plus serré car on doit assurer la sécurité et l’encadrement adéquat du jeune pour permettre un bénévolat de qualité. On ne peut s’attendre à ce que des jeunes qui commencent leur vie de citoyens engagés aient la même attitude et la même confiance en eux que les adultes.

À quel âge les jeunes sont-ils prêts à faire du bénévolat?

Les occasions de bénévolat pour les jeunes qui veulent aider des aînés sont souvent ponctuelles et généralement orchestrées par la maison des familles de la localité, les garderies et CPE et les écoles primaires. Rares sont les jeunes qui eux-mêmes initient des activités visant à se rapprocher des aînés. Les activités sont initiées et encadrées par des éducatrices et/ou professeurs qui voient un intérêt à faire bénéficier les enfants et les aînés d’activités communes qui leur permettront de développer une meilleure compréhension les uns des autres et ainsi faciliter la cohabitation sociale de ces générations.

Au primaire, il est évident qu’on peut difficilement organiser une activité où les enfants ne seraient pas sous la supervision immédiate de leur professeur. Il convient donc d’organiser des activités de groupe qui leur permettront un contact avec une autre génération lors d’une activité thématique. Par exemple, lors de la Fête des mères, des enfants confectionnent des cartes de vœux qu’ils vont ensuite porter à l’aînée qui leur a été assignée dans un centre d’hébergement de soins de longue durée. Lors de la rencontre, on partage une collation, on jase et on joue à un jeu ce qui permet aux enfants et aux aînés d’échanger.

Bien que l’idée d’un bénévolat «obligatoire» puisse en choquer quelques-uns, ces événements ponctuels permettent aux jeunes de s’éveiller à une autre réalité et d’avoir envie de pousser un peu plus loin leurs expériences intergénérationnelles. Les activités supervisées permettent aux jeunes de vivre une aventure positive dont le souvenir restera gravé dans leur mémoire. Certains jeunes auront tellement aimé qu’ils n’auront d’autre désir que de recommencer car malgré leur jeune âge, ils se sentiront utiles et importants.

Il existe des écoles secondaires qui laissent plus de latitude aux jeunes quand vient le temps de choisir une activité de bénévolat, intergénérationnelle ou non. Ainsi au lieu de choisir une activité où les jeunes côtoieront des aînés, ces écoles décident plutôt de laisser les étudiants choisir le groupe qu’ils aimeraient aider. Par exemple, le Collège Saint-Louis (Lachine-LaSalle) organise un Salon du bénévolat au début de l’année scolaire où des organismes locaux viennent présenter ce qu’ils font aux étudiants et ceux-ci peuvent choisir d’aider l’organisme de leur choix. C’est ici à mon avis qu’on peut réellement parler d’engagement citoyen puisque les jeunes prennent eux-mêmes la décision d’aider et choisissent quelle clientèle ils vont aider et par le biais de quel organisme ils vont le faire.

Donnons la chance aux jeunes de s’épanouir au contact des autres générations

Les enfants sont sincères et curieux. Ils aiment poser toutes sortes de questions et les aînés aiment y répondre. Ce sont donc des moments précieux qu’il faut multiplier.

Quel que soit l’âge de l’enfant, il faut favoriser et valoriser les échanges entre les générations. Plus on a de contacts avec une génération, plus les barrières et les préjugés tombent et on apprend mutuellement à s’apprécier et à se respecter.

Du côté des organismes, la relève des bénévoles de longue date se prépare dès aujourd’hui et les jeunes qui démontrent de l’intérêt pour une cause méritent qu’on les renseigne et qu’on investisse du temps et de l’énergie en eux. C’est la société de demain qui en bénéficiera.

Pour des idées de bénévolat intergénérationnel, on peut visiter le site de l’Association l’amitié n’a pas d’âge et se renseigner auprès de l’école et du professeur de notre enfant.

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À propos de missparfaite

Communicatrice polyvalente, Miss Parfaite explore les réseaux sociaux pour satisfaire sa curiosité et les besoins de ses clients. « Vivre, savoir et savoir-vivre à l’ère numérique » décrit bien son approche.

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