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La maman

Peur du changement, quand tu nous tiens…

Avez-vous déjà remarqué que certaines personnes, en fait beaucoup de personnes, se complaisent dans l’immobilisme ou l’art de ne rien changer dans leur vie au cas où ça occasionnerait du changement?

Je vous donne un exemple assez courant pour illustrer ce dont je veux parler. Il y a la fille avec qui vous êtes allée à l’école et que vous avez revue lors du 20e anniversaire de votre promotion du secondaire. Elle se plaignait d’un emploi mal payé, d’un boss chiant, d’une job de misère. Elle vous a dit qu’elle allait «cr***er ça là et que ce serait tant pis pour eux!» Et bien, vous l’avez revue la semaine dernière et vous lui avez demandée «Pis, la job… T’es rendue où?» «Toujours au même endroit. Ça fait 13 ans que je me fais c**er pour un salaire de crève-faim. Mon boss est fou. J’te dis, j’vas cr***er ça là pis ça sera tant pis pour eux.» «Eh, ben! J’me doutais pas que tu haïssais ta job à ce point là.», que vous répondez poliment en vous disant que c’est exactement ce qu’elle vous a dit quelques années plus tôt.

Cette personne, cela peut être également un collègue de travail qui se plaint à vous tous les matins près de la machine à café au point où vous pensez à vous sevrer de café pour l’éviter ou encore cette copine qui s’obstine à traverser deux ponts tous les matins pour aller travailler et qui arrive au bureau épuisée et d’une humeur massacrante. Ou encore votre fils qui voudrait bien s’inscrire à la ligue d’impro de l’école mais qui a peur qu’on rie de lui.

La peur du changement. Voilà ce que c’est. C’est paralysant. On voit ce que d’autres ont accompli, on voudrait la même chose pour soi et sa famille mais on hésite. On a peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de ne pas obtenir ce qu’on veut, de se retrouver dans une situation pire que la précédente. Finalement, on ne fait rien. C’est plus rassurant. En anglais on dit «Better the devil you know than the devil you don’t. » qui pourrait se traduire par «Il vaut mieux un danger qu’on connaît qu’un danger qu’on ne connaît pas.» Beaucoup de gens vivent leur vie de cette façon. En ne faisant rien, on ne risque pas d’empirer notre situation.

Le pire dans tout ça c’est que les gens qui sont le plus affectés par la peur du changement ne le réalisent souvent même pas. Ils auront plein d’excuses pour expliquer les raisons qui font qu’ils n’ont pas mis leur plan à exécution. Et toutes sonneront justifiées à leur oreille. Cependant, quand tous nos rêves demeurent des rêves, c’est peut-être qu’on ne se donne pas les moyens de les réaliser. Napoleon Hill résume très bien mon sentiment sur ce sujet en écrivant «les rêves sont des projets sans deadline».

Nous avons tous des rêves. Certains sont petits et facilement atteignables avec un plan d’action. D’autres sont grands et demandent beaucoup de planification. D’autres rêves resteront des rêves. D’une façon ou d’une autre, la première étape dans la réalisation de nos rêves est d’admettre qu’on a peur du changement. Une fois que cette idée est sortie de l’ombre et que nous l’acceptons, il est plus facile de l’apprivoiser et de voir plus loin que la peur.

Ruminer et chialer n’améliorent en rien une situation que nous jugeons difficile. Il s’agit peut-être d’une échappatoire qui temporairement nous soulage, mais attention. Il n’y a que les bovins qui peuvent ruminer du matin au soir… Pour les humains, ruminer du matin au soir engendre un sentiment d’impuissance et alimente notre frustration. Nous devons éviter de tomber dans ce piège et utiliser notre énergie pour commencer dès maintenant à planifier consciencieusement les étapes nécessaires à la réalisation d’un de nos rêves. Travailler à améliorer son sort… Rien de mieux pour prendre le contrôle de sa vie.

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À propos de missparfaite

Communicatrice polyvalente, Miss Parfaite explore les réseaux sociaux pour satisfaire sa curiosité et les besoins de ses clients. « Vivre, savoir et savoir-vivre à l’ère numérique » décrit bien son approche.

Discussion

3 réflexions sur “Peur du changement, quand tu nous tiens…

  1. J’ai lu toutes tes chroniques à ce jour et je les trouvent très intéressantes ! Continue, j’apprécie !!

    Nadine

    Publié par Nadine Beaupré | 7 mai 2010, 21:10
  2. Ce texte aussi me parle beaucoup… Merci!

    Publié par mamanbooh | 13 septembre 2010, 20:25

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