Elle a toujours été belle, du moins à ses yeux. Il la regarde marcher, se pencher pour ramasser un objet sur le plancher. Il pourrait passer des heures à l’observer. Quand elle surprend son regard, elle lui sourit. Il est aux anges : elle l’a remarqué. Il essaie d’attirer son attention et s’approche d’elle, tout heureux. Elle se retourne, lui sourit de nouveau et lui tend les bras. Elle le serre contre son cœur. Il se blottit contre elle. Il la dévisage intensément, lui touche la joue. Il se love près de son cou, son odeur est si rassurante. Elle lui caresse le dos et il semble si bien qu’elle croit presque l’entendre ronronner.
Cette scène d’amour est universelle. Elle pourrait se dérouler n’importe où : dans un bar, dans un parc, sur un trottoir, à Paris, à Londres ou ici même, à Montréal. En fait, cette scène se passe dans mon salon. Qui est ce « il » qui me fait craquer?
C’est mon coquin de Monsieur Sourire du haut de ses deux ans et trois mois. Il est très vite rejoint par Mademoiselle Frisettes qui vient me murmurer à l’oreille « T’es la meilleure maman du monde entier! » Je me retourne et demande à mon p’tit Casanova : « Et toi, qu’est-ce que tu en penses? » Il me regarde et répond « T’aime maman! ».
Ça, c’est un vrai cadeau de la fête des Mères. Je vous en souhaite d’aussi beaux.
Bonne fête à toutes les mamans et grand-mamans!
Quel bonheur ce matin que de lire votre texte, un vrai petit cadeau de la vie.
L’essentiel n’est pas toujours invisible pour les yeux du coeur, il est à portée de main.
Merci de nous partager ce moment d’intimité.
Et pour moi qui n’a pas d’enfants, c’est un regard privilégié sur … ce cadeau de la vie!
Publié par Jean Boisvert | 7 mai 2011, 08:35